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Comment j’ai arrêté le porno grâce au No Fap Challenge

Me masturber et mater du porno, c’était devenu mon quotidien. Alors quand j’ai vu le challenge “No Fap”, je l’ai tenté…

À priori, rien de plus inoffensif que la masturbation : ça détend, c’est rapide et c’est gratuit. Il y a encore quelque temps, je me masturbais presque quotidiennement et rarement sans pornographie. Et depuis, le début du confinement, je le faisais entre deux à trois par jour. Je sentais souvent que je manquais de motivation et j’avais toujours l’impression de perdre mon temps : mes hormones de satisfaction étaient manifestement déréglées.

C’est alors que je me suis souvenu d’une conversation sur le forum JVC 18-25 ans. Un khey exposait les dégâts réels de la masturbation et les bénéfices du “No Fap Challenge”. Ce défi — qui est plutôt une résolution personnelle — consiste à arrêter complètement la masturbation et le porno, du jour au lendemain. Il est dit que cette méthode renforce le sentiment d’accomplissement de soi et libère d’une habitude banale dans le meilleur des cas, d’une addiction dans le pire des cas.

Cherchant désespérément un prétexte pour arrêter, j’ai décidé de m’inscrire sur stopfap.org avant de me lancer courant avril. Ce challenge, bien qu’il paraisse anodin de l’extérieur, peut être extrêmement difficile. Il suffit de penser une seule fois à aller sur un site porno pour ne plus penser qu’à ça pendant une bonne demi-heure.

Des débuts difficiles

Les premiers essais furent, il faut être honnête, un fiasco complet. Pendant le confinement, je me masturbais quand je m’ennuyais, comme pour ponctuer une journée. Pour me dire que je me mettrai au travail une fois que ce sera fait, par exemple. Or, s’ennuyer pendant le “NoFap”, c’est s’ennuyer vraiment !

Après le confinement, ma copine m’a proposé d’essayer quelque chose qui pourrait m’aider à relever le défi beaucoup plus facilement. Il s’agissait d’une cage à pénis. J’ai passé quelques jours à apprivoiser l’objet, pendant lesquels l’accessoire allait à l’encontre du but tellement j’étais excité.

C’est seulement au cours de la deuxième semaine de port que ça s’est calmé. Malgré le fait de lui avoir confié la clé, je sentais, curieusement, que j’avais vraiment le contrôle de mon corps. De manière assez étrange, même de petites choses du quotidien, comme la musique ou le visage de ma copine, me faisaient ressentir plus de plaisir.

Pendant le “No Fap Challenge”, ne restez pas isolés

Ça fait bientôt huit mois que j’ai commencé et je vais bien ! J’invite tous ceux qui ressentent la même chose à tenter le “NoFap” et de s’aider d’une cage de chasteté. La masturbation en soi n’est pas mauvaise, c’est même plutôt naturel. De même, la pornographie est une industrie monstre et il est rare de trouver quelqu’un qui n’en a pas regardé au moins une fois. C’est seulement quand elle se transforme en habitude qu’elle devient addictive et néfaste pour la santé, psychologique ou sexuelle.

Avec le « NoFap », vous avez une chance de reprendre entièrement le contrôle de vos pulsions et de vos désirs, en plus de vous débarrasser d’une addiction qui peut miner votre satisfaction et votre détermination. Quelques conseils : restez toujours occupés à quelque chose, soyez toujours dedans. Si vous sentez que le besoin revient, sortez de chez vous, allez faire les courses ou du sport. Pensez aussi à bloquer tous les sites porno dans les réglages de votre smartphone et de votre ordinateur.

Enfin, c’est sûrement le conseil le plus important, ne restez jamais isolés : de bonnes fréquentations vous aideront non seulement à vous occuper, mais aussi à ne pas céder à vos pulsions. Vos amis n’ont pas nécessairement besoin de savoir ce que vous faites, leur présence suffira à vous motiver. Cependant, rien ne vous interdit de leur parler.

Faire un “No Fap Challenge” à plusieurs

Un jour, ma copine m’a dit qu’elle voulait inviter sa meilleure amie à dîner pour lui parler de notre arrangement. Je n’étais pas enchanté par cette idée et j’ai refusé. Elle trouvait que c’était égoïste de ma part et que son amie pourrait en retirer quelque chose pour sa relation. Nous en avons longuement discuté, avant de consentir à ce qu’elle l’invite à dîner chez nous pour qu’elle se livre.

C’est alors que nous avons révélé à son amie notre arrangement sur le contrôle de l’orgasme et la chasteté masculine. Au début, c’était un peu embarrassant, mais il s’est avéré que son amie s’est montrée très intriguée par nos confidences. Rapidement, les langues se sont déliées et plus personne ne semblait s’en soucier. Son amie voulait tout savoir : comment cela fonctionne pour nous, combien de temps je suis enfermé, quels sont les effets… Et elle était très intéressée par la cage de chasteté que nous utilisons, son caractère pratique et confortable, sa sécurité…

À la fin de la soirée, son amie a demandé à ma copine de l’aider à franchir le pas avec son petit-ami. Aujourd’hui, nous sommes un cercle de 5 couples et la synergie de nos keyholdeuses nous donne du fil de retordre.

Tout seul, il est certain que je n’aurais jamais réussi. Heureusement, j’ai une copine et un cercle d’amis bienveillant. La cohésion du groupe et l’énergie qui en ressort nous poussent individuellement et collectivement à nous dépasser ! Lancez-vous, ça vaut le coup !

Younès, 20 ans, étudiant, Fapstronaute en cage de chasteté, Nanterre

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