Le verrouillage

 

Chapitre 5

— Bonjour, ronronna Laurine en se tournant vers lui. Ses doigts traçaient des cercles sur son torse, la bite de Damien tressaillant d’impatience.

Damien lui répondit avec la voix chargée d’un mélange de nostalgie et de résignation.

— Prêt pour une nouvelle journée ? demanda-t-elle les yeux pétillants de malice alors qu’elle connaissait déjà la réponse.

Damien acquiesça, sentant la tension familière monter en lui. Laurine se glissa hors du lit avec grâce et se déplaça avec un air d’élégance sans effort, se dirigeant vers la salle de bains.

— Debout, dit-elle par-dessus son épaule, son ton ne laissant aucune place à la discussion.

Damien s’habilla rapidement, ses pensées étant un tourbillon d’anticipation et de frustration. Laurine enfila sa robe de chambre en satin et attacha ses cheveux en une queue de cheval lâche.

— Prépare-nous le petit déjeuner. Et pendant que tu y es, je veux que tu réfléchisses à la façon dont tu vas te rattraper pour l’erreur d’hier.

Damien se mit au travail, préparant le petit déjeuner avec un soin méticuleux. Il sentait les yeux de Laurine sur lui, son regard lui rappelant constamment sa situation difficile. Alors qu’il servait le repas, elle tendit la main, effleurant sa main avec ses doigts.

— C’est un bon début, dit-elle, la voix basse et taquine. Mais j’ai des projets pour toi aujourd’hui.

La matinée se passa agréablement. Ils sortirent déjeuner dans leur brasserie préférée, flânèrent dans les arcades de la ville et en profitèrent pour faire le tour des boutiques. Tout au long de la journée, Laurine entretient un badinage enjoué, rappelant à Damien sa nouvelle situation difficile par des commentaires taquins et des caresses discrètes. La conscience constante du dispositif qui l’entourait maintenait Damien sur le qui-vive, aiguisant ses sens à chaque effleurement de sa main ou à chaque regard entendu.

En fin d’après-midi, ils rentrèrent chez eux. Damien s’était habitué au doux rappel, mais persistant de son état verrouillé. Il supposait que la journée se terminerait bientôt et que Laurine le récompenserait en déverrouillant la cage. Il était maintenant certain de l’avoir mérité.

Mais à mesure que la soirée approchait, le comportement de Laurine changea subtilement. Il y avait une confiance tranquille dans sa façon de se mouvoir, une autorité calme qui l’obligeait à rester sur ses gardes. Après le dîner, ils s’installèrent ensemble dans le salon pour regarder un film, mais Damien n’arriva pas à se concentrer. Ses pensées étaient dirigées sur le moment qu’il anticipait, le moment où Laurine retirerait la cage et le laisserait enfin se détendre. À la fin du film, Laurine se tourna vers lui, les yeux doux, mais sérieux.

— Damien, j’ai réfléchi, commença-t-elle, ses doigts jouant avec la chaîne autour de son cou.

— Oui ? demanda-t-il en essayant de garder une voix égale alors que son cœur s’emballait.

Laurine respira profondément, son regard ne quitta pas le sien.

— Je pense que j’aimerais te garder enfermé un peu plus longtemps.

— Qu… ? Jusqu’à quand ? Demain soir ?

— Non, pas demain… Ni après-demain… Mais pour la semaine à venir… Peut-être même plus…

Les mots restèrent en suspens, et Damien ressentit une montée d’émotions : surprise, excitation et une pointe de nervosité.

— Laurine… tu… tu es sérieuse ? Pourtant j’ai fait tout ce que tu m’as demandé, le sous-sol est impeccable, j’ai préparé le dîner, je t’ai emmené au restaurant.

— Je ne cherche pas une relation transactionnelle, l’interrompit-elle.

— Alors… tu veux que je reste verrouillé ? demanda-t-il dans un murmure tandis qu’une vague de prise de conscience s’est emparée de Damien au fur et à mesure que ses paroles s’enfonçaient dans la tête.

— Oui, répondit-elle d’une voix douce, mais ferme. Mais pas seulement pour le plaisir. Je veux que tu restes enfermé parce que cela change la dynamique entre nous d’une manière excitante. Quand tu es verrouillé, c’est comme si tu me donnais l’ultime confiance, l’ultime contrôle. Je me sens plus profondément lié à toi, sachant que tu remets ton plaisir, tes besoins, entièrement entre mes mains.

Damien avait le souffle coupé. L’idée de s’abandonner ainsi à Laurine, de lui donner le pouvoir de décider quand et comment il serait libéré était à la fois terrifiante et exaltante.

— Mais… pourquoi veux-tu ça ?

L’expression de Laurine s’adoucit encore davantage alors qu’elle réfléchissait à sa question.

— Parce que, Damien, il ne s’agit pas seulement de contrôle. Il s’agit d’intimité. Il s’agit de savoir que je suis celle qui peut te donner ce dont tu as besoin… ou te le refuser. Je me sens à la fois désirée, puissante et chérie. Pourquoi n’aimerais-je pas ça ? Savoir que tu es enfermé, que tu as envie de moi, que toutes tes pensées tournent autour de moi et du moment où je pourrais te laisser sortir.

Elle s’arrêta et posa sa main sur sa joue, « Et honnêtement, Damien, mon amour, n’est-ce pas ce que tu désires au plus profond de toi ? »

ARTICLES AU HASARD


Typhanie
Typhanie
Femme, keyholdeuse de son mari. Je ne cherche pas à proposer mes services à d’autres. Nous avons goûté inopinément aux plaisirs de chasteté prolongée il y a environ 4 ans et depuis, nous ne pouvons plus nous en passer.

LES DERNIERS BILLETS