Chapitre 4
Vers minuit, son téléphone vibra, c’était un message de Laurine. Il prit la voiture et fit le court trajet jusqu’à la maison d’Alice et se gara le plus près possible de la maison. C’était une nuit fraiche et pluvieuse d’automne et Damien voulait lui éviter, autant que possible, d’avoir à marcher sous l’averse. Au bout d’un instant, il aperçut la porte d’entrée s’ouvrir et il capta des rires s’élever dans le calme de la rue étroite. Puis, il entendit le claquement des ses talons sur le trottoir alors qu’elle faisait les quelques pas qui la séparaient de la voiture. La portière s’ouvrit et elle se glissa élégamment sur le siège passager. Elle était tout aussi éblouissante que lorsqu’elle était partie, son maquillage toujours impeccable, ses cheveux légèrement ébouriffés.
— Tu as passé une bonne soirée ? s’enquit Damien.
— C’était chouette. Je suppose que je me suis plus amusée que toi ce soir.
— Oui, on peut dire ça.
Damien se pencha pour embrasser sa belle fiancée. Après un rapide baiser sur les lèvres, il marqua un temps d’arrêt lorsqu’il aperçut que la clé de son collier était posée sur son pull et non en dessous. Rien qu’a cette vision, sa cage se resserra d’une manière à la fois inconfortable et étrangement excitante. C’était la première fois qu’elle affichait la clé ostensiblement en dehors de la maison. Dès lors une multitude de questions se bousculèrent dans sa tête. L’avait-elle portée comme ça pendant toute la soirée ? En avait-elle parlé à ses amies ? Il était certain qu’Alice lui avait posé la question. Laurine remarqua que son regard était figé vers la clé.

Pendant la majeure partie du voyage de retour, Laurine mit Damien au courant des événements de la soirée, tout en jouant avec la clé autour de son cou et en posant son autre main sur sa cuisse, la pressant légèrement de temps à autre lorsqu’il y avait un point à accentuer. Après cette journée de taquineries, même ce simple geste avait un effet majeur sur lui.
De retour à la maison, ils entrèrent tous les deux, Damien refermant la porte d’entrée derrière eux. Il se retourna pour voir Laurine monter les escaliers devant lui, ses jambes et ses fesses étant magnifiques alors qu’elle tournait à gauche pour traverser le couloir et se rendre dans son dressing. Sa cage se resserra encore plus tandis qu’il suivait.
Damien se dirigea directement dans la chambre et se déshabilla, glissant dans le lit chaud en sachant que la nuit à venir serait assurément agitée en raison des frustrations refoulées de la journée. Quelques instants plus tard, Laurine entra dans la chambre vêtue uniquement d’une délicate lingerie en dentelle rouge et portant la clé autour du cou. C’était son ensemble préféré, celui qui le rendait toujours fou de désir.
Elle croisa son regard dans le miroir alors qu’elle remettait une touche de rouge à lèvres. Le rouge vif était assorti à la lingerie séduisante qu’elle portait, et Damien sentit son pouls s’accélérer en réaction. Dans le miroir, elle pouvait voir la réaction de Damien : bouche bée de Damien, elle lui répondit avec un sourire complice.
En se dirigeant vers le lit, elle prit une paire de menottes chromées dans la commode.
— Mains, demanda-t-elle.
Damien s’exécuta en silence, approchant les mains vers elle. En un instant, elle passa les menottes autour de la tête du lit, passa ses deux poignets dedans et les referma. Elle avait maintenant une autre clé de sa liberté à ajouter à sa collection. Damien la regarda, la contrainte l’excitait et sa bite palpitait dans sa cage en réponse.
Laurine se pencha vers lui, elle écarta ses cheveux d’un côté et, répétant les événements du matin, glissa sa main sous les couvertures, jusqu’à sa queue désormais verrouillée. Elle caressa la cage, faisant lentement courir ses doigts entre les barreaux implacables. Elle s’avança davantage, saisissant fermement ses couilles, Damien tressaillit, une vague de désespoir l’envahit, le désir d’en finir était plus fort qu’il ne l’avait jamais ressenti. Il ne voulait rien de plus que de la prendre sur-le-champ, mais la clé qui pendait à quelques centimètres de son visage alors qu’elle se penchait sur lui, lui rappelait que rien ne se ferait sans sa permission. Laurine déposa un doux baiser sur ses lèvres.
— Sois honnête. Que veux-tu, Damien ?, demanda-t-elle innocemment, sa main caressant son visage.
— Je veux te baiser, gémit-il.
— Et pourquoi ne le fais-tu pas ?, dit-elle en le regardant profondément dans les yeux.
— Tu sais pourquoi… tu as toujours la clé, haleta Damien alors qu’elle continuait à émoustiller sa bite verrouillée.
Laurine eut une expression de surprise simulée et ses doigts se tendirent pour dégrafer son collier. La clé tomba dans sa paume et elle la tendit pour qu’il la voie.
— Ceci, dit-elle, les yeux fixés sur les siens, est à moi, et tu n’as le droit d’y toucher que si je t’en donne la permission.
— Je suis désolé, commença Damien, sachant que c’est à cause de son incartade précédente, mais Laurine le fait taire d’un regard vif.
— Les excuses ne suffiront pas. Les actions ont des conséquences, Damien, répondit-elle tout en continuant à caresser sa cage d’une main.
Elle passa doucement ses doigts le long de sa mâchoire, son contact lui envoyant des frissons dans le dos.
— C’était censé être ta récompense, j’allais te libérer et te laisser me baiser, mais c’est drôle comme il a été facile d’en faire ta punition. Si près d’obtenir ce que tu veux, ce dont tu as eu besoin toute la journée, mais tu dois apprendre la patience, Damien. Comprendre que ta libération est un privilège, pas un droit.
Damien déglutit difficilement, ses yeux se fixant sur les siens alors qu’elle se rapprochait, son souffle chaud contre sa peau. Avec une grâce lente et délibérée, ses doigts effleurèrent légèrement la peau de Damien, lui donnant des frissons. Laurine se pencha, ses lèvres se posèrent contre les siennes dans un autre baiser tendre, mais autoritaire.
— Tu ferais mieux d’être sage si tu veux retrouver ta liberté, murmura-t-elle, sa voix mêlant autorité et affection.
Laurine gloussa doucement, ses lèvres frôlant maintenant son oreille tandis qu’elle murmurait : « Et à cause de ton arrogance de tout à l’heure, tu devras attendre jusqu’à demain. Peut-être que d’ici là, tu auras appris ta leçon. »
Sur ce, elle se redressa, retira les menottes avant de se tourner vers le côté opposé du lit, se glissant sous les couvertures avec un soupir de satisfaction. Elle lui jeta un dernier regard, les yeux pétillants d’amusement et d’autorité, avant de lui souhaiter une bonne nuit et d’éteindre la lampe de chevet, plongeant ainsi la chambre dans l’obscurité.
Damien resta là un moment, le poids de ses paroles s’installant sur lui comme une lourde couverture, la cage de chasteté toujours solidement verrouillée en place. Il ne pouvait s’empêcher de ressentir un étrange mélange de frustration et d’excitation, sachant qu’il était complètement à sa merci.