Magalie écoutait sa collègue ; Justine était un vrai moulin à paroles. Elle avait toujours une histoire extraordinaire à partager. C’était une célibataire chronique. Infoutue de supporter un mec, elle finissait toujours par les mettre à la porte. Elle lui parlait d’une de ses amies qui avait soumis son mari. Le « pauvre » homme portait, depuis cinq ans, une cage de chasteté. Justine pensait que la soumission de l’homme était la vraie solution pour qu’un couple puisse fonctionner. Magalie ne s’intéressait pas souvent aux histoires de sa collègue, mais là elle se sentait intriguée.
— Mais bon, elle doit bien lui enlever sa cage de temps en temps pour faire l’amour avec lui, non ? demandait Magalie.
— Non, ils ne font plus l’amour ensemble comme ça. Elle l’a mis au pas. C’est un esclave qui a juste le droit de la lécher quand elle le lui autorise. Il a la bite en cage en permanence. Il n’a qu’un devoir : la servir. Quand elle veut niquer, elle prend un amant et fait l’amour devant son mari à genoux.
— Franchement, je trouve ça excessif… Personnellement, je ne m’imagine pas me passer de la queue de Jérôme… Et je ne comprends vraiment pas ce genre de délire.
— Parce que tu ne m’as pas vraiment écoutée… Le truc, ce n’est pas forcément de faire comme Natalia et son mec. Il suffit juste de remettre l’homme à sa place… C’est la seule chose qui importe. Les hommes sont là pour nous servir et non l’inverse. Ils doivent obéir. Le mari de Natalia ne prend plus une seule initiative chez elle. Cela signifie, entre autres, qu’il ne peut jouir que si elle l’y autorise… Tu ne trouves pas ça génial ? Moi je trouve ça excitant. Et puis, c’est vrai qu’on doit prendre les choses en main. Pourquoi serait-ce toujours à nous les femmes de nous plier aux désirs de ces messieurs alors que nous les valons largement ? Je te jure que le prochain qui me tombe dans les pattes, je m’efforcerai de l’attacher à mon service.
— Et tu ne crois pas que de dominer et d’humilier l’homme avec qui tu vis, ça l’encourage à rester ?
— Pourquoi pas, répondit Justine, un véritable esclave n’est rien sans son maître. C’est sa raison de vivre. Personne ne s’étonne de voir une femme complètement asservie par son mari rester à ses côtés jusqu’à sa mort. C’est tellement naturel ! La société nous destine à leur faire à manger, nettoyer leur maison, repasser leurs slips ou leurs caleçons, passer derrière eux à longueur de journée et à faire semblant de jouir quand ils nous baisent trop vite et égoïstement. Eh bien moi, j’en ai marre ! Je ne savais pas pourquoi je finissais toujours par plaquer mes mecs, mais grâce à Natalia, je sais. Fini les machos à servir !
— Les hommes ne sont pas tous des machos quand même… regarde, mon Jérôme, il est souvent très attentionné et il participe un peu aux tâches ménagères.
— Ah bon ? Il fait le ménage ? Il lave les toilettes ?
— Euh… non, jamais, avoua Magalie.
— Il s’occupe du linge ? Repasse ses chemises ?
— Non… c’est vrai, mais bon, il sort les poubelles, vide souvent le lave-vaisselle et fait même la cuisine de temps en temps.
— Et la cuisine, elle est propre et rangée quand il a fini de préparer la bouffe ou c’est toi qui ranges derrière lui ?
— …
— Ton mec est aussi assisté que les autres. Il fait peut-être quelques efforts de temps à autre, mais ni plus ni moins que la plupart des mecs et c’est toi qui, après ta journée de boulot, te tapes encore tous les travaux domestiques. T’es à son service, Magalie !
— Bon, oui et alors, qu’est-ce que tu veux que je te dise… c’est comme ça. Et puis je l’aime…
— Et lui, tu crois qu’il t’aimerait assez pour te servir comme toi tu le sers ?
La question était restée en suspens dans l’esprit de Magalie. Justine avait ouvert une brèche ; le doute s’installait. Tout l’après-midi, elle l’avait tournée et retournée dans sa tête. Elle avait eu du mal à se concentrer sur son travail et à écouter convenablement ses clients. Magalie travaillait dans une agence d’un grand groupe bancaire. Elle était conseillère en gestion de patrimoine et gérait un portefeuille de clients fortunés auxquels elle vendait surtout des placements et accessoirement quelques cartes gold ou platinum. Cet après-midi-là, elle prit un peu de retard sur ses objectifs commerciaux.
Quand elle rentra chez elle, le soir, Jérôme était déjà là. Il faut dire qu’il finissait toujours plus tôt qu’elle. Il travaillait au service comptabilité d’un gros groupe industriel et ses journées étaient réglées comme du papier à musique. Il commençait toujours à la même heure et finissait de même, du lundi au vendredi soir. Magalie travaillait du mardi au samedi midi, mais ses horaires le soir pouvaient varier avec l’importance de ses rendez-vous. Comme à son habitude, Jérôme était assis dans un fauteuil du salon, un verre de whisky posé sur la table et il regardait les informations régionales. Sa veste et sa cravate étaient, bien sûr, négligemment posées sur le dossier d’un fauteuil. Magalie alla l’embrasser avant d’aller se changer. Dans un geste inconscient, elle s’apprêtait à ramasser les affaires de Jérôme qui traînaient, mais elle se ravisa au dernier moment. Elle venait de réaliser que depuis qu’ils étaient mariés, elle l’avait toujours fait. La question de Justine se reformulait à nouveau dans sa tête. Quand elle se rendit aux toilettes, elle réalisa que ce cochon n’avait, encore une fois, pas relevé la lunette ; elle était parsemée de gouttes douteuses. Elle se dit que Justine avait finalement raison et qu’il était peut-être temps, pour elle, de remettre au pas son mari. Ne voulant pas fermer les yeux une fois de plus, elle se résolut à pisser sous la douche. En sortant, elle enfila un peignoir sexy et retourna au salon. Quand il la vit revenir ainsi vêtue, il esquissa un sourire et s’approcha d’elle, mais elle l’arrêta.
— Stop ! On ne touche pas. Chéri, quand tu vas pisser, la moindre des choses, c’est de relever la lunette et de viser dans le trou. Les chiottes sont dégoûtantes ! Je n’ai pas osé m’asseoir. Donc, avant de poser tes sales pattes sur moi, tu vas me faire le plaisir de nettoyer les WC entièrement.
— Mais…
— Il n’y a pas de mais. J’en ai assez de nettoyer ta pisse et le reste. Alors tu trouveras une éponge dédiée à ça derrière les WC et les produits sont rangés sous l’évier. Tu en profiteras pour ramasser tes affaires qui traînent sur le fauteuil.
— Je… excuse-moi chérie, je vais le faire tout de suite.
— J’y compte bien. Et tu en profiteras pour te prendre une douche après ; ça ne te ferait pas de mal.
Pour la première fois de sa vie, Jérôme nettoyait des toilettes. Il trouvait ça honteux, dégoûtant et humiliant, mais il voyait bien qu’il n’avait pas trop le choix. Magalie avait eu l’air assez fâchée et ça ne lui ressemblait pas. Le dessous de la lunette lui parut immonde, plein de traces de vieilles pisses accumulées au niveau des tampons et de la charnière. Il réalisait cependant qu’il s’agissait de ses propres mictions et sa honte grandit encore. Il s’appliqua dans sa tâche et celle-ci finie, il prit une douche comme elle lui avait demandé. En sortant, il s’habilla d’un tee-shirt et d’un bas de jogging puis il retourna près de son épouse, fier de lui.
— Voilà ma chérie, c’est fait ; les chiottes brillent comme jamais et je suis propre comme un sou neuf !
— Fais voir, mmm, c’est vrai que tu sens bon. (Elle l’embrassa tendrement.) Allons voir les toilettes maintenant…
— Alors ?
— Ce n’est pas trop mal… tu aurais pu passer un petit coup sur l’extérieur et au sol, mais bon, pour une première fois, je ne vais pas me montrer trop exigeante.
— En tout cas, c’est vrai qu’ils étaient assez crados… je ne sais pas depuis combien de temps ils n’avaient pas été nettoyés, mais…
(Il se tut instantanément. Magalie le fusillait du regard.)
— À peine trois jours, mon chéri. Je les nettoie deux à trois fois par semaine depuis plus de cinq ans, sans me plaindre ni faire aucune remarque. Régulièrement, j’essuie avec du papier des gouttes de pisse qui ont, par mégarde, atterri sur la lunette à peine nettoyée…
— Je… je ne savais pas, excuse-moi.
— C’est la deuxième fois que tu t’excuses ce soir à ce propos, chéri, mais je constate que tu peux nettoyer les chiottes alors, à partir de maintenant, ce sera à ta charge. Je l’ai fait pendant plus de cinq ans, maintenant c’est ton tour !
— Mais…
— Tu trouves ça injuste ?
— Euh non…
— Alors c’est entendu comme ça et j’espère que je n’aurai pas à te rappeler de le faire. Allons préparer le repas, j’ai faim. Tu vas m’aider et enlèves ce jogging et ce tee-shirt, c’est vraiment trop moche !
— Je n’ai rien en dessous.
— Tu seras toujours plus sexy à poil que là-dedans, mon amour.
Magalie refit un baiser passionné à Jérôme qui du coup se déshabilla. Elle caressa son membre à moitié érigé.
— Mais je pourrais aussi te prêter une de mes nuisettes, tu serais encore plus sexy.
— …
— Mmm, on dirait que ça t’excite, mon cochon.
— Ne… non chérie, c’est toi qui m’excites… je ne vais pas mettre un déshabillé quand même…
— Pourquoi pas ? J’adorerais que tu le fasses, rien que pour moi.
Elle lui roula un nouveau patin en en lui massant la bite. Jérôme, sentant que la soirée risquait d’être chaude, choisit de céder à la demande de sa femme. Elle sortit pour lui une nuisette assez ample avec un col de plumes roses, ouverte sur le devant. Jérôme bandait comme un âne. Il banda ainsi durant toute la préparation du repas et pendant tout le dîner. Magalie était ravie. Elle avait vu qu’elle pouvait avoir une petite emprise sur lui et venait de marquer quelques points. Elle décida de ne pas trop en faire d’un coup et ne continua pas à le soumettre plus ce soir-là. Elle était plutôt pressée de se retrouver au lit avec son chéri et de sentir sa bite gonflée se décharger dans son ventre. L’excitation et l’attente l’avaient rendu fougueux et il la fit jouir intensément.